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LE DESERT DE RETZ
annonciateur des jardins du XIXe siècle

Il peut sembler étonnant d’ouvrir une exposition consacrée aux jardins du XIXe siècle par le Désert de Retz, quintessence de la pensée des jardins dits anglo-chinois, qui ont fleuri dans le dernier quart du XVIIIe siècle en France. Deux raisons essentielles nous y invitent cependant. D’une part, sa situation dans ce qui deviendra le département des Yvelines et sa grande renommée vont influencer durablement l’art des jardins pendant la première moitié du XIXe siècle dans cette partie de l’Ile-de-France. Par ailleurs, il représente un aboutissement de l’autonomisation de l’art des jardins par rapport au château. En effet, alors que les axes de composition du jardin s’organisaient autour de la demeure principale dans une stricte hiérarchie à l’âge classique, le jardin paysager commence à inverser le propos en multipliant les fabriques dont l’architecture n’est plus qu’une prolongation du paysage. Au Désert de Retz, une étape nouvelle et décisive est franchie, puisqu’il devient impossible de déceler d’emblée l’emplacement de la demeure du propriétaire. Il est à noter que la personnalité originale de François Racine de Monville joue ici un rôle déterminant. Installé tout d’abord, dès 1778, dans une première fabrique, la Maison chinoise, il élira domicile en 1782 dans la célèbre Colonne détruite. L’art de la surprise du visiteur est poussé à son comble. Désormais, tout deviendra possible, et l’on peut penser que les architectes et paysagistes, dans la très grande diversité des réalisations au cours du XIXe siècle, auront médité, chacun à leur façon l’extraordinaire leçon de liberté que représente le Désert de Retz.

Extrait de l'article de Serge Pitiot
catalogue d'exposition "J'ai descendu dans mon jardin,
parcs et jardins dans les Yvelines au XIXe siècle", 2011


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