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Nous connaître

Nos collections

 

Les Archives départementales des Yvelines conservent :

  • Des archives antérieures à 1790, rassemblées pendant la Révolution et provenant soit d’institutions administratives, judiciaires ou religieuses dissoutes, soit d’émigrés et condamnés auxquelles elles avaient été confisquées.
  • Les archives publiques à  valeur historique produites depuis 1790 (date de la création des départements pendant la Révolution) 1- par le Département en tant que collectivité territoriale  2- par les services de l’Etat (services préfectoraux, trésor public, tribunaux, police, enregistrement et hypothèques, etc.) en activité sur le territoire départemental.
  • Les archives des notaires jusqu’au début du 20e siècle.
  • Les archives communales anciennes qu’une centaine de communes (généralement de moins de 2000 habitants) y ont déposées.
  • Des archives d’origine privée données, déposées ou vendues par leurs propriétaires.

 

Parmi ces documents, les plus consultés sont aujourd’hui l’état-civil, les cartes et plans et tout particulièrement les plans des communes dits d’intendance (établis à la fin du 18ème siècle) et les plans cadastraux établis au début du 19ème siècle, les registres matricules militaires, les archives de l’enregistrement et les archives notariales. Une grande partie de ces documents est accessible en ligne.

Les Archives des Yvelines sont l’héritière des Archives départementales de l’ancien département de Seine-et-Oise. A compter de 1968, le découpage du département de Seine-et-Oise entraine, notamment, la création du département des Yvelines et la répartition d’une partie des archives (notamment état-civil, archives notariales, enregistrement) entre les nouvelles collectivités départementales : Yvelines, Essonne, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-d’Oise.

 

Les archives antérieures à la Révolution

De l’établissement de la Cour à Versailles aux 17e et 18e   siècles, les Archives des Yvelines conservent une partie de la bibliothèque royale (livres aux armes du Dauphin, de Marie-Antoinette…), des documents concernant le domaine royal et des établissements de fondation royale (le fonds de la Maison Saint-Louis de Saint-Cyr est particulièrement riche et presque intact), des cartes et des plans établis par les géographes ordinaires du roi sur la France entière et sur des forteresses italiennes (fonds Matis, notamment), des documents relatifs à la machine de Marly (chargée d’alimenter en eau la ville et le château de Versailles à partir des eaux de la Seine). Les fonds des établissements religieux réservent aussi des surprises comme le fonds des Récollets de Versailles, contenant des documents sur l’histoire du Canada.

La présence du roi, de sa famille et de sa cour, explique aussi la grande richesse des fonds saisis sur les émigrés ou les condamnés, lors de la Révolution. Ces archives personnelles se composent des documents les plus inattendus : relations d’ événements internationaux (fonds Bombelles), documents se rapportant aux colonies (fonds Lebreton sur la Nouvelle Orléans), à la Franc-maçonnerie (fonds Limoges), traités de mathématiques ou de médecine (fonds Cornette), des mémoires sur la Marine (fonds Kersaint de Coetnempren), des manuscrits musicaux, plans de bataille de la Guerre d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique (fonds Noailles)... Les dossiers de séquestre révolutionnaire (immeubles et biens mobiliers), dressés par l’administration des domaines, constituent en outre une source irremplaçable pour l’histoire du patrimoine bâti et non bâti : procès-verbaux de vente du mobilier du château de Versailles et d’autres résidences royales, ou dossier de séquestre du château de Rosny (meubles précieux, peintures, sculptures, tapisseries et objets scientifiques). 

 

Les XIXe et XXe siècles

Siège du gouvernement replié durant 9 ans, à compter de 1871, après l’épisode insurrectionnel de la Commune, Versailles jouera encore un rôle national aux XIXe et XXe siècles, notamment lors du Congrès de 1919 et de la signature du traité de paix conclu à l’issue de ces négociations. Dans les fonds de cette période sont conservées de nombreux documents transcrivant l’instauration du Second Empire, la IIIe République, l’occupation des Prussiens en 1870, la Commune de 1871 et l’organisation des congrès internationaux, notamment les rapports des missions militaires chargées de surveiller les délégations "ennemies", allemande et autrichienne. Signalons aussi les archives du célèbre service de police des "brigades du Tigre" qui travailla notamment sur les affaires Landru ou la "Bande à Bonnot".

Mais l’un des intérêts majeurs de ces fonds plus récents, à compter de la "Révolution industrielle" des années 1850, réside dans les documents liés au mouvement d’urbanisation de la région parisienne et des flux migratoires successifs qui l’ont accompagné. De l’implantation du chemin-de-fer à l’essor de l’industrie aéronautique, en passant par le "boom" démographique des "Trente Glorieuses" autour de la production automobile dans la Vallée de la Seine, un pan entier de la mémoire du territoire du "Grand Paris" est conservé aux Archives des Yvelines. Citons notamment la place accordée aux archives du paysage, de l’urbanisme et de l’architecture, collectées à l’initiative des  directeurs qui se sont succédés à la tête de ce service, et dont témoigne le fonds de l’Etablissement public d’aménagement de la Ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines, où se côtoient les noms de créateurs d’envergure (Ricardo Bofill, Alain Cornet-Vernet, Manuel Nunez-Yanowsky, Renzo Piano, Fernand Pouillon).

 

Les archives privées

Parallèlement à ces archives d’origine publique, de nombreux documents privés ont été donnés ou déposés aux Archives départementales des Yvelines, voire dans certains cas, acquises à leur initiative. Parmi eux, des pièces relatives à la marquise de Pompadour, à Madame de Staël ou même au canal de Suez ; des fonds de familles, comme celle des Coubertin ou des Chodron de Courcel ; des archives d’érudits locaux comme Louis Morize ; des archives domaniales (chartrier de Pontchartrain) ; des archives d’entreprises (Silverio, constructeur de Parly II, les établissements de mécanique et d’aéronautique Régnier, les usines houdanaises "La Boldoflorine") ; des fonds de cabinets d’architectes à vocation nationale et départementale (cabinets Delin-Lamarre de Saint-Germain-en-Laye et des Mureaux, la famille Blondel, Bazelaire) et des fonds d’artistes (le sculpteur Antoine Etex, le photographe Jean Lattès).

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