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Fonds Edouard André et René-Edouard André (1867-1935)

Portrait du paysagiste Edouard André par le peintre Édouard Debat-Ponsan en 1902  © Collection particulière

Cote : 141J 1- 413 et 156J 1-53

Deux sous-fonds constituent le fonds de l’agence André, créée en 1867 par Édouard André, devenue Agence André Père et fils de 1890 à 1911, et reprise enfin par René-Edouard André, fils du précédent :

- les documents classés sous la cote 141J 1-413 représentent un dépôt d’archives privées réalisé par l’intermédiaire de l’École nationale du Paysage (novembre 2009),

- les documents classés sous la cote 156J 1-53 sont issus d’un don de l’Association Édouard André aux Archives départementales des Yvelines (octobre 2011).

Pour consulter le fonds André à partir de la base documentaire "Cartes et plans",
taper 141J ou 156J dans le champ "cote"

Considéré de son vivant comme l’une des personnalités les plus marquantes de l’horticulture mondiale, Edouard André (1840-1911) est l’un des premiers représentants de la profession d’architecte-paysagiste.

Né à Bourges d’un père horticulteur, Edouard André étudie l’arboriculture pendant un an à Angers, puis la botanique au Museum d’histoire naturelle auprès du botaniste Decaisne.

Il commence sa carrière comme jardinier principal à la ville de Paris, appelé par Alphand en 1860. Durant 8 ans, il prend une part active à la création de parcs et jardins publics comme le Bois de Boulogne, le Bois de Vincennes et plus particulièrement le parc des Buttes-Chaumont où il assure la plantation.

Son expérience en parcs publics le conduit à participer au concours international lancé par la ville de Liverpool pour l’aménagement du parc Sefton, où il obtient le premier prix. Le parc est réalisé de 1867 à 1872. Cette période marque une étape importante dans sa carrière : il devient architecte paysagiste indépendant et crée sa propre agence, que son fils René-Edouard rejoindra en 1890.

En 1871, il quitte Paris pour s’installer dans sa nouvelle propriété de La Croix-en-Touraine, où il réalise un parc paysager. De son nouvel atelier d’agence, il rayonne dans la région pour la réalisation de grands projets.

Reconnu hors de France, Édouard André développe une clientèle à l’étranger : en Angleterre, en Hollande (parc du domaine de Weldam), au Danemark, en Russie, en Lituanie (Landwarów), en Autriche, à Madère, en Bulgarie, en Italie, au Luxembourg et en Uruguay (Montevideo).

Parallèlement à son activité de paysagiste, il s’investit beaucoup dans le monde de la publication horticole : il collabore à la Revue horticole dès 1860, et en devient rédacteur en chef de 1870 à 1880 ; dans le même temps, il assure aussi la direction de la revue belge L’Illustration horticole.

Edouard André est nommé professeur d’architecture de jardins à l’école nationale d’horticulture de Versailles en 1892, première chaire officielle pour ce genre d’enseignement, fondant son cours sur la connaissance des jardins anciens.

Il cesse son activité en octobre 1905 à la suite d’une attaque de tétraplégie.

 

René-Edouard André (1867-1942)fait des études d’ingénieur des Arts et manufactures, de droit, d’agronomie et d’horticulture. Il collabore avec son père à partir de 1890, apportant des compétences complémentaires par sa formation d’ingénieur à la désormais Agence Edouard André et fils.

Son travail s’illustre dans les Yvelines : création des parterres du jardin de l’hôtel de ville de Versailles en 1900, transformation des parterres du parc des Côtes aux Loges-en-Josas en 1907, restauration du parc du château de Saint-Nom-la-Bretèche en 1924. Il créé des jardins d’hôtels particuliers à Paris, notamment celui du couturier Jacques Doucet en 1905, acquiert et restaure la pagode de Chanteloup à Amboise en 1910.

Après la première guerre mondiale, les commandes privées diminuent au profit de commandes publiques pour des parcs urbains ou d’établissements hospitaliers, tel le parc et les jardins du sanatorium du plateau d’Assy en Savoie (Praz-Coutant) en 1925. Il œuvre également pour la ville d’Angers : réaménagement du Jardin des Plantes en 1920, et réalisation du parc de la Garenne en 1936.

 

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