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Histoire de ma famille

Vous souhaitez retracer l’histoire de votre famille, connaître vos ancêtres, leur profession et leurs lieux d’habitation ?

Le  premier réflexe consiste à consulter les registres paroissiaux et d’état civil et leurs tables respectives qui permettront de reconstituer l’arborescence des générations. Au fil du temps, vous apprendrez à explorer de nouvelles pistes archivistiques. Il suffit pour cela d’être méthodique, de bien identifier et organiser les multiples sources potentielles que recensent les trois ouvrages de référence de Gildas BERNARD :

  • BERNARD (Gildas), Guide des recherches sur l'histoire des familles, Paris, Archives nationales, 1981.
  • Idem, Les familles protestantes en France, XVIe siècle. Guide de recherches biographiques et généalogiques,Paris, Archives nationales, 1987.
  • Idem, Les familles juives en France (XVIe siècle-1815), Guide de recherches biographiques et généalogiques, Paris, Archives nationales, 1990.

Au delà des sources de base à dépouiller méthodiquement, l’interrogation nominative de la presse peut mettre au jour des informations inattendues, à partir desquelles des recherches plus fouillées pourront être entreprises.

Registres paroissiaux et d'état civil

Les registres paroissiaux recensent les baptêmes, mariages et sépultures religieuses et sont tenus par les curés des paroisses jusqu’à la création, le 21 septembre 1792, de l’état civil. On trouve dans ce fonds quelques registres concernant les protestants, avant la révocation de l’Edit de Nantes de 1685 et après l’Edit de tolérance de 1787, ainsi que des registres de mortuaires d’établissements religieux ou d’éducation, ou encore d’hôpitaux.  Les registres paroissiaux contiennent ponctuellement, outre les actes de sépultures, des testaments. Pour trois paroisses sont conservées des pièces annexes de mariage (Versailles, Marly-le-Roi et Saint-Léger-en-Laye)
Les registres d’état civil recensent les naissances, mariages et décès. La collection conservée aux Archives des Yvelines (sous-série 4E) est constituée des doubles déposés au greffe des juridictions royales puis républicaines. Les registres originaux sont conservés dans les mairies, sauf ceux des communes de moins de 2000 habitants qui doivent être déposés réglementairement aux Archives départementales, outre quelques collections de communes de plus de 2000 habitants. La collection communale étant souvent plus complète et, sauf exception, plus ancienne que la collection du greffe, les Archives départementales en ont réalisé le cas échéant une copie complétant leur propre collection.

Pour toute recherche dans les registres d’état-civil, il convient de se reporter aux tables alphabétiques annuelles, puis décennales des communes des Yvelines, en n’oubliant pas que ce département procède du démembrement, en 1968, de l’ancien département de  Seine-et-Oise : il convient donc d’explorer les registres correspondants, à partir de 1792, et le plus souvent à partir de 1802. On dispose par ailleurs, pour les communes de l’ancien arrondissement de Versailles, d’une table générale de 1842 à 1902

Pour l’Ancien régime certains registres sont pourvus de tables alphabétiques, d’époque ou plus récentes, ainsi pour les paroisses de Versailles,
Noter qu’il faut être attentif à la date de naissance, qui peut être distincte de la date du baptême ou de la déclaration de naissance.

Les registres paroissiaux et d’état civil sont consultables en ligne jusqu’en 1905. Ils font par ailleurs, l’objet de dépouillements systématiques par les cercles généalogiques, que vous pourrez consulter en salle de lecture.

Consulter les registres paroissiaux et d’état civil

Consulter les tables d’arrondissement de Versailles (1842-1902)


Rôles de taille et autres impositions

Les rôles de taille consistent en un dénombrement des "feux" (foyers familiaux) dans un but fiscal et sont établis par paroisses. Ils sont conservés en série C.
Les rôles d’imposition figurent en série L pour la période révolutionnaires, à partir de 1800 en série P (éventuellement E-Dépôt) puis en série W.


Terriers

Sous l’Ancien régime, et particulièrement au XVIIIème siècle, des documents fonciers enregistrent les déclarations des propriétaires de biens immeubles situés dans le ressort d’une seigneurie, et à ce titre, assujettis à divers droits féodaux. Ils sont parfois pourvus de tables alphabétiques permettant d’identifier les noms de personnes. Parfois sont aussi conservés les registres de perception des droits associés (registres censiers, ou de « lods et ventes »).
Ils sont conservés dans les séries A, D, E, G, H, J, exceptionnellement E dépôt.


Listes électorales et dossiers d'élections (sous-série 2M)

En 1793, la Convention impose à tous les maires de dresser un état des citoyens de la commune disposant du droit de vote, initialement censitaire (lié à des conditions socio-économiques).C’est en 1848 qu’est créé le suffrage universel et direct, autorisant tous les citoyens (masculins) à voter à partir de 21 ans et à être élus à partir de 25 ans. Le décret du 2 février 1852 précise les éléments qui doivent figurer dans la liste électorale : nom, prénom, surnom, date et lieu de naissance, domicile, profession. Les femmes ne figurent sur les listes électorales qu’à compter de 1946.
Par ailleurs les élus font l’objet de tableaux et de notices individuelles.


Rôles de fouages et recensements de population

Quelques dénombrements de population ont existé sous l’Ancien Régime. Intitulés rôles de fouages (listes de "feux" ou familles), ils sont conservés en série B.
Les recensements nominatifs réalisés en 1793-1794 (série L) ne concernent que quelques communes du district de Versailles. Ceux du XIXème  (sous-série 9M) avant 1836 ne présentent que des chiffres globaux, hormis pour certaines communes, celui de 1817 établi dans un cadre militaire. Avec le recensement de 1836, commence la grande série des recensements nominatifs Réalisés tous les cinq ans jusqu’en 1936, ils sont par la suite, moins réguliers, pour des questions de coût. Les renseignements portés sont : les noms et prénoms, l’âge (1836 à 1901), l’année de naissance (depuis 1906), le lieu de naissance (1872, 1876, 1906 à 1936), le sexe, la situation de famille, la position dans le ménage, la catégorie socio-professionnelle (toutes dates), la religion et les infirmités ou maladies (seulement en 1851).

Consulter le recensement de la population dans les Yvelines


Carrière et service militaire

Sous l’ancien Régime

Avant 1688, les levées d’hommes s’organisent dans le cadre seigneurial. En série B sont conservés quelques rôles des montres de gens d’armes et du ban royal. Après 1688, en série C, figurent des listes de tirage au sort et des registres de contrôle de la Milice. En série L, se trouvent conservés, pour la période révolutionnaire, les registres d’inscription des volontaires de 1792, l’état des conscrits enrôlés dans le cadre de la levée de masse et divers états nominatifs.

Recensements militaires de 1800 à 1940 (sous-série 1R)

  • Tableaux de recensement militaire (depuis le début du XIXe siècle)
    Inscriptions des jeunes par ordre alphabétique, avec mention de l’état civil, du numéro de tirage, de la profession du père et de celle de l’intéressé.
  • Listes de tirage au sort
    Listes présentées par canton, dans l’ordre du numéro sorti au tirage indiquant l’état civil, le signalement, le degré d’instruction, la taille, la décision du conseil de révision, le nom et prénom du remplaçant.
  • Liste du contingent
    Ceux qui partent forment ensuite la liste des conscrits qui devient, à partir de 1815, la liste du contingent. Y sont portés le nom du régiment et la date d’incorporation. Cette liste est départementale de la fin du Premier Empire à 1834, cantonale de 1834 à 1872, puis redevient départementale.

On trouve aussi des listes communales de recensement militaire dans les fonds communaux (série E-Dépôt).

Registres matricules du bureau de recrutement de Versailles (1867-1939)

Versés par le service de l’armée de terre, ces registres d’incorporation militaire comportent, outre les états signalétiques et des services, des renseignements morphologiques, médicaux, de changements de domicile (à partir de 1872), et le cas échéant d’inhumation dans un cimetière militaire notamment pendant la guerre de 1914-1918.
Ils sont dressés par année de classe (le recensement intervient à l’âge de 20 ans) et organisés en cases classées par ordre numérique de matricules. Des tables, classées par année de classe et par ordre alphabétique des noms de personnes, permettent de retrouver le numéro matricule de l’intéressé à partir de son année de naissance.

Ces registres sont disponibles sur Internet en intégralité jusqu’en 1907 et partiellement jusqu’en 1913. Les informations médicales n’étant communicables que 120 ans après la date de naissance ou 25 ans après le décès, et les informations judiciaires 75 ans après le jugement.

Aller sur la plateforme de consultation et d’indexation des registres d’incorporation militaire


Vie professionnelle

  • Métiers et commerces sous l’Ancien Régime (série B)
    Dans les fonds des bailliages et prévôtés se trouvent des documents de police administrative et des dénombrements de commerces et métiers exercés au sein des paroisses. La sous-série 5E regroupe quelques documents relatifs aux métiers.
  • Provisions de charges et d’offices (série C)
    Enregistrement de fonctions exercées à la Cour. Ces documents figurent dans les fonds des élections, la majorité de ces documents se trouvant aux Archives nationales en sous-séries O1 (Maison du Roi), O2 (Maison de l’Empereur).
  • Actes de vêture, noviciat et profession de religieux ou religieuses
    Ces documents se trouvent dans les fonds des établissements religieux (série D et H) ; exceptionnellement, on en trouve transcrits dans les registres paroissiaux.
  • Recensements de population (9M)
    Depuis l’Empire, le métier ou la catégorie socio-professionnelle sont indiqués (voir plus haut).
  • Enregistrement de Versailles
    Un dépouillement par métiers des registres de l’Enregistrement du bureau de Versailles (9Q), est consultable en salle de lecture.
  • Dans le fonds des tribunaux de commerce (Versailles 6U, Rambouillet 3U)
    On trouvera des dossiers nominatifs, actes de sociétés et dossiers de faillite, et à partir de 1920, l’enregistrement des commerçants au Registre du commerce et des sociétés.
  • Annuaires du département de Seine-et-Oise
    Commerçants, professions libérales, enseignants, curés, percepteurs y sont mentionnés... Ouvrages disponibles en salle de lecture.
  • Dossiers de fonctionnaires (toutes séries administratives)
    Personnel des administrations (exemple en série T, dossiers de carrière des instituteurs,  en série M, dossiers de carrière des sous-préfets, en série P de percepteurs, en série U les professions de justice et les officiers ministériels…)
    Noter que les dossiers de personnel ne sont communicables que 50 ans après leur clôture, ou 25 ans après le décès..

Archives notariales

En sous-série 3E, on distingue :

  • les répertoires sur lesquels le notaire enregistre chronologiquement les actes passés et les noms des parties,
  • les minutes (originaux des actes notariés) classées chronologiquement : contrats de mariage (filiation des parties et état de la fortune), inventaires après décès (mobilier familial), donations partages (composition familiale et origine de propriété), actes de notoriété (filiation du défunt), renonciations à succession
  • Pour certaines études et périodes, des répertoires alphabétiques des clients...

A votre disposition en salle : un index des noms de notaires et de lieux vous renvoie à l’étude concernée, sachant que toutes les communes n’étant pas dotées d’une étude notariale, cette étude peut apparaître comme "étude rattachée" à une étude principale. Si le lieu recherché ne figure pas dans l’index, vous orienterez votre recherche vers la (ou les) commune (s) les plus proches disposant d’un office notarial.


Contrôle des actes, Enregistrement et hypothèques

  • Le contrôle des actes (série C)est un moyen d’accès aux minutes sous l’Ancien Régime, lorsque l’on ne connaît ni la date de l’acte ni le lieu de l’étude recherchés. Il atteste des droits perçu sur leur enregistrement. Les registres correspondants sont classés chronologiquement par bureau d’Election : ils fournissent le lieu de l’étude et le nom du notaire, le type d’acte et sa date. On trouve par ailleurs dans le contrôle des actes des tables de sépultures.
  • L’Enregistrement (sous-série 9Q) prend la suite du contrôle des actes. Il est surtout employé en généalogie pour la recherche d’inventaires après décès.
    Instaurés en 1791 mais réellement mise en œuvre au cours des réformes de l'an VII (1799), les registres hypothécaires transcrivent les des actes translatifs ou constitutifs de propriété, hors succession. Les registres de transcription de la période révolutionnaire sont conservés, sous le titre de registre des insinuations, dans les fonds des tribunaux [cf. série L]. A partir de l’an VII apparaissent les bureaux des hypothèques, dont les registres sont classés en sous-série 10Q.
    Ces registres représentent une source très intéressante (mais partielle) car les actes de donation et de vente y sont transcrits intégralement.
    Par ailleurs, les inscriptions d’hypothèques renseignent sur les biens immobiliers des propriétaires recourant à cette procédure d’emprunt.
    Les actes sont enregistrés au bureau des hypothèques de la division administrative où est situé le bien.
  • Les hypothèques (sous-série 10Q) constituent également une source complémentaire précieuse. Les Archives des Yvelines conservent les registres hypothécaires des bureaux de Mantes, Rambouillet, Saint-Germain-en-Laye et Versailles, et les instruments de recherche de l’administration pour y accéder (sauf Rambouillet pour qui le centre de pré-archivage d’Auxerre doit vous communiquer le numéro de volume de transcription.
    Les insinuations ecclésiastiques enregistrent les prises de possession et cessions des bénéfices, source de revenu des ecclésiastiques.

Archives judiciaires

Dans les fonds des bailliages (série B), figurent quelques déclarations de grossesses ainsi que des registres d’enfants trouvés au XVIIIème siècle (bailliages de Meulan et Behoust) ; les registres des insinuations judiciaires concernent les donations, contrats de mariage, testaments, etc… On trouve dans les fonds judiciaires des actes de tutelle, de curatelle, des inventaires après décès qui prennent ensuite place en série L pour la période révolutionnaire.
Pour la période de 1800 à 1958, dans les fonds des tribunaux civils (3U), et des justices de paix (4U), se trouvent conservés les jugements de divorce (jugements civils), d’adoption, de tutelle... (jugements sur requête), des procès verbaux d’expertise (communautés de succession).


Archives personnelles et familiales

Il s’agit ici des archives de familles nobles, notables ou d’ecclésiastiques dont les papiers ont été saisis à la Révolution (séries E) et des dossiers de gestion des séquestres (sous-séries 2 à 5Q) et des archives déposées ou données aux Archives départementales ou acquises par leurs soins (séries Fet J).


Distinctions honorifiques

Les dossiers relatifs aux distinctions honorifiques décernées par les préfets de Seine-et-Oise, puis des Yvelines, sont conservés en sous-série 2M puis en série W. On y retrouve une partie des dossiers de la médaille de la Légion d’honneur ou des "bonnes actions".
Les distinctions militaires, comme la médaille de Saint Hélène, sont classées en série R.

Il est possible de compléter vos recherches à partir des bases nationales suivantes :

LEONOR, Dossiers de la légion d’honneur

Médaillés de Saint Hélène


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